Si l'issue de la campagne faisait peu de doutes, la sévérité de la défaite appelle quelques commentaires. Malgré un "vent" favorable, le score de la Droite au deuxième tour est inférieur à celui de Nicolas Sarkozy quelques semaines plus tôt. Ce résultat n'est certainement pas le résultat du nombre de candidats au premier tour. En effet, le vote utile a été très marqué parmi les électeurs et cela était palpable au cours de la campagne. Ainsi le score de la candidate investie a-t-il été très élevé, ce que personne ne s'est privé de mentionner. Pourtant au deuxième tour la mobilisation à Droite a faibli...
La cause principale est que l'on peut gagner le premier tour en préparant sa défaite au deuxième. En attaquant dès la pré-campagne ses concurrents, on peut réduire leurs scores, mais l'on évite également un bon report de voix au deuxième. Ce but a été atteint et en dehors des deux finalistes aucun candidat ne dépasse 6%; pourtant l'ampleur de la défaite ne permet pas de réhabiliter l'opposition ce qui devait être le but de la campagne.
Les candidatures multiples sont le résultat du (non-)travail de fond au sein de la circonscription au cours des années écoulées; le sectarisme de la campagne a permis de sauver les apparences au premier tour et de perdre largement le deuxième.
Il reste à souhaiter qu'une recomposition de l'opposition soit encore possible dans cette agglomération.
Par Richard Douard
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Je remercie chaleureusement tous les électeurs de la 1ère circonscription de Charente-Maritime, qui ont voté pour moi au 1er tour des élections législatives. Qu’ils soient assurés de ma détermination à poursuivre mon engagement politique dans cette agglomération. Je les encourage à aider, par leur vote au 2ème tour, la politique engagée par Nicolas SARKOZY.
Par Richard Douard
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La dernière réunion se tiendra à la salle polyvalente de Lagord le vendredi juin à partir de 20h30.
REUNION PUBLIQUE
DE
RICHARD DOUARD
Salle Polyvalente de LAGORD
A partir de 20h30
Par Richard Douard
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Cette élection est l'occasion pour les partis d'être représentés et de faire fructifier leurs affaires. Chaque mouvement va recevoir des subsides de l'Etat en fonction du nombre de candidats présentés et du nombre de voix recueillies. Ce système de financement public est très largement soutenu par les appareils politiques au nom de la transparence. Pourtant, ce système entraîne de nombreuses candidatures "automatiques" ayant pour seul but de représenter chaque formation parfois même sans implantation locale véritable.
Pour les plus grandes formations, c'est l'occasion de recueillir dans chaque circonscription les voix qui se sont portées lors des présidentielles sur leurs candidats. La lecture des bulletins de vote récemment reçus par les électeurs est très claire là-dessus. Le logo des partis est largement mentionné au risque de voir ces bulletins se transformer en enseignes publicitaires.
Quelle place reste-t-il à la réflexion personnelle du député et donc au choix réel des citoyens?
La présentation pour le moins réduite des candidats par les médias (Compte tenu du nombre le contraire aurait été un exploit) ne favorise en rien un véritable débat.
Cette élection risque de se réduire à une opposition de clones des différents leaders nationaux.
La démocratie n'est pas seulement le vote libre pour des candidats librement déclarés, c'est aussi le débat et le choix entre différentes personnes. Sans débat réel, il reste le choix entre différentes formations et leur langage officiel.
Au cours de cette campagne, bien que mon positionnement soit clair, je tente d'apporter une note personnelle au débat. La politique reste à mon sens un combat d'hommes et de femmes et non seulement un combat de clones.
Par Richard Douard
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Le récent combat sur le droit au logement a mis en lumière le décalage entre les salaires des Français et l'augmentation des prix de l'immobilier. Les salaires en France augmentent peu du fait de la faible croissance et du coût trop élevé du travail (lié notamment aux 35 heures et à la proportion supérieure de charges par rapport à nos concurrents). Parallèlement le marché de l'immobilier est dopé par les achats des étrangers qui acquièrent massivement des résidences secondaires dans certaines régions de France. Ainsi le coût de l'immobilier augmente plus vite que celui des salaires. C'est le cas dans la plupart des pays mais en France, alors que les salaires sont comparativement plus bas que dans le reste des pays développés de même niveau, l'incapacité à sa loger progresse, c'est pour l'instant inévitable. La réponse proposée par les socialistes est la loi SRU qui vise à inciter les communes à construire des logements sociaux. Cette politique de construction forcée s'attaque aux conséquences de notre déclin économique pas à ses causes. Il faut se garder de promettre aux Français que l'Etat va pouvoir compenser l'augmentation du coût du logement par une proportion accrue de logements sociaux, ce serait l'augmentation continue de notre dette.
A La Rochelle, plusieurs facteurs aggravent la situation. Notre région est très prisée par les Anglais et par les parisiens, deux populations au pouvoir d'achat supérieur à celui de notre agglomération. Ainsi l'attractivité de notre région est responsable d'une augmentation particulièrement élevée du coût de l'immobilier pour ceux qui habitent ici. Le développement ambitieux de la politique de logement social de la ville est également en cause puisqu'elle a raréfié les logements non sociaux.
La politique du logement passera par le logement social mais le pivot de cette politique sera l'augmentation du pouvoir d'achat, c'est à dire la diminution du coût du travail, seul vecteur capable de relancer l'emploi et donc les salaires. Il faut se garder de juger les mesures sur les principes pour ne retenir que les effets concrets, c'est la seule manière d'envisager la politique avec lucidité et honnêteté
Par Richard Douard
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