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Je m'appelle Richard Douard, marié 37 ans. Chirurgien digestif universitaire de mon état, je me suis engagé en politique depuis 5 ans pour participer au renouvellement et à la reconstruction de l'opposition rochelaise.
Fondateur de la Tribune Rochelaise, j'ai été candidat indépendant (Divers Droite) aux élections législatives de juin 2007 dans la 1ère circonscription de Charente Maritime (La Rochelle-Ré).

 

Lundi 23 avril 2007

Les enseignements du premier tour sont à mon sens de plusieurs ordres. Ils marquent autant un changement de génération politique (La fin de l’après-gaullisme dirait Nicolas Baverez) qu’une modification idéologique profonde. Je retiens six enseignements:

1.      La participation est à la hauteur de l’enjeu pour la France, c’est à dire rompre avec trente années d’immobilisme ou continuer dans la voie du déclin et du renoncement. Ce fort taux est un bon signe et montre que ceux qui exposent le déclin de la France ont été entendus.

2.      Le recul des candidats marginaux est un autre bon signe pour la classe politique qui semble avoir pris conscience du décalage entre les programmes affichés et les préoccupations réelles des Français.

3.      Le recul du score global de la gauche inférieur à 40% marque un recentrage de la vie politique française vers la droite.

4.      L’émergence d’un vote centriste est probablement lié à la faiblesse de la candidature socialiste mais exprime une tendance qui va peser dans le futur de la vie politique. En raison du déplacement à droite de l’échiquier politique, le centre va redevenir un terrain de lutte pour la gauche.

5.      Le Front National est une des victimes de ce déplacement vers la droite de l’échiquier politique. Il ne reste plus à cette formation que deux choix, tenter de se fondre dans une droite recomposée ce que le départ de Jacques Chirac, ennemie historique de Jean-Marie Le Pen, pourrait autoriser, ou alors poursuivre dans l’extrémisme et perdre peu à peu tout son électorat. Le changement de leader du FN sera l’occasion de ce choix entre ces deux stratégies.

6.      Enfin, les sondages ne se sont pas trompés pour deux raisons. (i) l’écart entre les candidats était important très largement supérieur aux marges d’erreur. (ii) C’est la faible participation de 2002 qui a été à la source des surprises. La forte mobilisation a profité aux deux grands candidats et non à l’un des deux.

La clé du deuxième tour sera la capacité de Nicolas Sarkozy à rassembler la droite dans son ensemble c’est à dire du centre au Front National. Cette gageure est la règle dans chaque camp lors d’un combat bipolaire.

Enfin, si une valeur reste absente de ce premier tour c’est bien la Liberté. Esquissé dans les programmes, le libéralisme reste inconnu des français et caché par les hommes politiques. La seule voix possible de redressement sera donc appliquée sans être nommée ou de redressement il n’y en aura pas.  

par Richard Douard publié dans : Analyse politique
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Dimanche 22 avril 2007

Les quatre principaux candidats à la présidentielle militent pour un scrutin teinté de proportionnelle aux élections législatives.  Je ne suis pas favorable à cette solution car elle donnerait aux appareils politiques encore plus de pouvoir. En effet qui dit scrutin proportionnel dit scrutin de liste et non scrutin de circonscription. Dans ce cas les partis auraient à choisir les candidats et l'ordre dans lequel ils se trouvent sur les listes, comme c'est déjà le cas pour les régionales et les européennes. Voter ne serait plus que choisir une étiquette ce qui est déjà suffisamment le cas actuellement. 

Je crois au scrutin de circonscription. Un représentant doit être élu par un territoire et non choisi par un parti pour apparaître sur une liste départementale ou régionale soumise au vote des électeurs. On voit déjà la façon dont les partis se sont arrogés le droit de choisir ceux qui seraient candidats aux élections présidentielles, on a vu la façon dont ont été constituées les listes aux élections européennes et régionales... De la même façon que le scrutin présidentiel est la rencontre d'un homme ou d'une femme et du pays, les autres scrutins doivent lier un représentant à son territoire. Responsable de ses décisions, de ses propos, de ses votes, l'élu peut être sanctionné par les électeurs ce qui est plus facile que de sanctionner un parti. Le scrutin de circonscription représente également une grande liberté dans les candidatures, source de renouvellement du personnel politique et donc de démocratie. La première circonscription de La Rochelle-Ré est l'exemple de cette liberté qu'un scrutin départemental par liste ne permettrait pas.

Bien sur, le scrutin actuel empêche la représentation de formations minoritaires, mais cette divergence entre les partis, dits de gouvernement, et les électeurs est le témoin de la crise du monde politique. Si les réformes nécessaires sont entreprises pour redresser le pays, qui peut prétendre que le mécontentement des électeurs s'exprimera encore dans le futur par un vote massif auprès des partis non représentés à l'assemblée?

Prenons garde de ne pas modifier le scrutin actuel pour le transformer en une machine complexe dans le seul but d'avoir une assemblée qui reflète l'opinion. Le risque est grand d'insuffler les modes et les pulsions irrationnelles au sein de nos assemblées. Ce n'est pas la représentation proportionnelle qui apprendra à nos politiques à réformer notre pays, mais le sens de l'intérêt général des électeurs.

 

par Richard Douard publié dans : Opinion
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Jeudi 19 avril 2007
 La création de la sécurité sociale avait généralisé les secteurs 1 avant que les tarifs ne soient presque gelés pour contenir les dépenses. Avec les dépassements, les coûts pour les malades et les revenus des médecins recommencent à augmenter; pourtant, les charges salariales pour financer le système social restent à un niveau très élevé alors que les coûts réellement payés par la plupart des malades ne cessent de croître. Notre système de sécurité sociale est donc particulièrement inégalitaire puisqu'il pénalise tous les salariés par le poids des prélèvements mais ne permet qu'aux plus favorisés d'avoir accès aux praticiens supposés les plus compétents. Le système ne garantit plus un remboursement suffisant et ne permet pas aux praticiens d'avoir un revenu acceptable compte tenu de leur investissement personnel: double échec, double injustice.

Le revenu des médecins est pourtant un élément important de l'attractivité de la profession et certaines spécialités peinent à recruter. Il faut donc permettre aux médecins d'avoir un revenu correspondant à leur formation, leur compétence, leur travail pour que la médecine redevienne attractive pour les étudiants courageux et motivés. Parallèlement, l'envol des coûts doit être maîtrisé car le risque maladie doit pouvoir être couvert par le couple sécurité sociale-mutuelle.

L'une des solutions est d'introduire, à côté de ceux déjà existants, d'autres modes de rémunération autres que le paiement à l'acte pour éviter la multiplication des actes. La garantie d'un revenu suffisant corrélé indirectement à l'activité, au développement de la production de soins, aux objectifs prévus est indispensable. Qu'on les appelle capitation, paiement à la pathologie, contractualisation, ces solutions doivent revaloriser les professions médicales sans alourdir les coûts pour le malade ou pour la société.

De nombreux pays plus libéraux que la France ont recouru à des solutions similaires. Le paiement à l'acte n'est pas une fin en soi quand il rend les médecins obligés de travailler toujours plus au risque d'une détérioration de la qualité des soins et de l'équilibre personnel. Le salariat est décourageant car il ne prend pas en compte l'activité; enfin, la mixité des modes de rémunération sur un même lieu de travail pose question.

C'est aux politiques d'aborder cette question vitale pour l'attractivité de la médecine et l'accès équitable à des soins de qualité.

par Richard Douard publié dans : Opinion
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Dimanche 15 avril 2007

En France, il existe deux grands modes de rémunération des médecins. Le paiement à l'acte pour les médecins libéraux et ceux du public ayant un secteur privé d'une part, le salariat pour les autres. Dans les deux cas, le tarif est fonction du conventionnement du praticien. Le secteur 1 c'est le tarif de la sécurité sociale, le secteur 2 peut être demandé par les anciens chef de clinique et donne droit à des dépassements d'honoraires conditionnés par le "tact et la mesure" des médecins. Les médecins salariés ont un revenu fixe et ne perçoivent d'honoraires que lorsqu'ils ont ouvert un secteur libéral à l'hôpital.

En pratique le revenu des médecins de secteur 1 ne peut augmenter que par la multiplication des actes, tant l'augmentation des tarifs n'a pas suivi l'augmentation du coût de la vie. Je laisse chacun méditer sur les conséquences de cette multiplication sur la qualité des soins pour les malades et la qualité d'exercice pour les médecins. Dans le secteur 2, le poids des charges incite les praticiens à prendre des dépassements et ce sont les malades qui financent l'augmentation des revenus sauf à prendre en compte le degré de remboursement par les mutuelles des malades ce qui n'est pas toujours le cas. Cet exercie en secteur 2 est lié à la formation initiale du praticien. Dans certaines spécialités (comme la chirurgie) presque tous les praticiens sont d'anciens chef de clinique et peuvent revendiquer ce secteur. Dans certaines spécialités, cela pose le problème de l'accès réel à des médecins secteur 1 pour les malades et celui d'une augmentation globale des coûts .  

Enfin dans le secteur privé des médecins hospitaliers, selon que l'on est soigné en secteur public ou en secteur privé il y a deux modes de rémunération, deux modes de prise en charge ( plus ou moins personnalisée, plus ou moins rapide...) ce qui pose, pour le moins, des questions éthiques. Ce secteur privé est la seule option pour les médecins hospitaliers pour augmenter leurs revenus dans un système de carrière basé sur l'ancienneté et non sur la compétence, la notoriété et le travail réellement accompli. C'est la façon de maintenir les médecins universitaires à l'hôpital et il existe un certain consensus chez les candidats à la présidentielle pour conserver ce système.  

par Richard Douard publié dans : Opinion
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Mercredi 11 avril 2007

La parution au JO du décret autorisant la construction du réacteur de troisième génération de Flamanville est une bonne nouvelle. Que ce décret tombe pendant les campagnes présidentielle et législative doit permettre aux français de clore un débat amorcé par de nombreux politiciens sous couvert d'écologie.  Que cela plaise ou non, le nucléaire est la seule énergie qui allie actuellement une propreté acceptable à une production d'électricité suffisante pour notre société. Inutile de souhaiter une énergie parfaite, elle n'existe pas ou alors ne permet pas de couvrir nos besoins. Le nucléaire permet d'assurer à notre pays une certaine indépendance énergétique. Il faut continuer dans cette voie. D'autre part, il serait irresponsable de laisser vieillir notre parc de centrales pour des raisons de sécurité et des raisons économiques. Favoriser le développement de nouveaux réacteurs c'est conserver la maîtrise de ces technologies, c'est permettre d'en améliorer la sécurité, le rendement, le coût. Sur le plan économique, c'est éviter le remplacement brutal et précipité du parc de centrales lorsqu'il aura vieilli. Une politique régulière d'investissement et de développement  doit être encouragée et soutenue politiquement

Les candidats aux suffrages des français doivent se définir clairement sur ce sujet. Pour ma part, le choix est évident, c'est celui du développement continu de l'énergie nucléaire au nom de l'indépendance énergétique de notre pays.

par Richard Douard publié dans : Opinion
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