Bien qu’au cours de la campagne électorale on m’ait expliqué régulièrement que j’étais parisien et dissident, je poursuis mes activités dans cette agglomération. Notre association qui publie la Tribune Rochelaise prévoit la parution d’un nouveau numéro en Janvier pour en terminer avec la période de silence qui a suivi les législatives. La situation rochelaise est en miroir de celle de la politique nationale. Ici, c’est la Droite qui n’existe pas et l’on voit mal qui pourrait représenter une alternative crédible au pouvoir en place. La candidate UMP a triomphé de ses rivaux au premier tour pour pouvoir prendre la place de chef de l’opposition rochelaise. Aux faibles chances électorales lors des prochaines municipales il faudra ajouter la division avec deux listes à la droite (UMP et MoDem) de celle de Maxime Bono. Ce dernier n’a donc pas de souci à se faire pour cette fois.
Cette élection ne fera donc pas exception à la règle établie depuis 1971. Divisée en deux listes, la défaite de l’opposition devrait être sévère. J’aspire depuis cinq ans à renouveler l’opposition rochelaise, cela reste mon objectif. La première chose à renouveler, ce sont les méthodes de désignation des responsables politiques et surtout les méthodes de dialogue. L’absence de dialogue, la diabolisation de tous ceux qui veulent apporter du renouveau aboutit à la situation actuelle.
Ma satisfaction est que je ne serai pas responsable, cette fois, de cette division donc de cette défaite que pourtant je déplore. La Rochelle restera donc une ville sans Droite pour encore une mandature au moins.
A tous ceux qui aiment cette ville et ne partage pas les idées défendues par l’équipe en place, je souhaite beaucoup de courage…
Je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2008.
Par Richard Douard
-
Publié dans : Opinion
6
-
Recommander
Vendredi 28 décembre 2007
Après les élections législatives, le décor était planté pour que le gouvernement se mette au travail. Le temps n’était plus aux projets mais à l’action. J’ai donc comme vous tous observé l’action de ceux qui nous dirigent. Si le style présidentiel marque bien une rupture avec le passé, l’action a aussi été au rendez-vous. Tout n’a pas été fait, tout n’a pas été réussi mais la volonté de réforme est présente. Je n’ai pas souhaité alimenter les critiques qui accompagnent toute action gouvernementale. Cela ne signifie pas que pendant ces 6 mois, j’ai toujours été enchanté par les décisions, méthodes ou prises de position du pouvoir en place. Pourtant j’apporte mon soutien à ce gouvernement d’autant qu’il n’y a dans le pays aucune alternative politique crédible. En dehors du Président, il n’y a rien, la réalisation de l’ouverture ayant détruit le peu d’opposition qui existait encore.
Pourtant, j’aspire à plus de réformes et surtout à aller plus loin dans celles de l’Etat. Les réformes de structure ont été débutées mais à un rythme ralenti. Elles doivent se poursuivre pour permettre la réduction du train de vie de l’Etat, préalable indispensable au désendettement et à l’obtention de marges de manœuvre budgétaires. Entre autres citons la simplification de notre fiscalité, de nos règles sociales, de notre droit du travail et enfin de nos institutions territoriales. Le nombre excessif de niveaux institutionnels est une source de dépenses et de dilution des responsabilités politiques. Quant aux institutions politiques, je formule les mêmes souhaits qu’au cours de campagne électorale, moins d’élus, plus responsables et plus de contre-pouvoirs. A la différence de la gauche, je ne crois pas que plus d’élus signifie plus de démocratie, c’est surtout moins de responsabilité pour chacun…
Je souhaite donc que cette année 2008 s’accompagne de nombreuses réformes et que le plus grand nombre prenne conscience de leur nécessité.
Je vous présente à tous mes meilleurs vœux pour la nouvelle année
Par Richard Douard
-
Publié dans : Analyse politique
2
-
Recommander