Le début de l'année est l'occasion de présenter ses voeux de santé et de bonheur. Pourtant, cette année la période des fêtes a été marquée par une inquiétude diffuse liée à la période de crise que
l'on nous annonce quotidiennement. Qu'en sera-t-il réellement? Il est difficile d'imaginer que rien ne se passera car déjà le chomage augmente et les indicateurs économiques sont dans le rouge. Ce
qui est plus inquiétant c'est que notre pays affronte cette crise au moment où il tentait de se réformer. Si notre économie, plus administrée que celle des grands pays, semble mieux résister pour
l'instant, notre capacité de réaction est entamée par notre endettement excessif et le retard pris dans le passé à accomplir les réformes de notre marché du travail. Notre Président a montré une
grande volonté et un visage déterminé face à cette crise. Néanmoins son action sera limitée par les finances de notre pays qui est virtuellement ruiné. L'heure est à l'intervention des états
mais notre capacité à intervenir est amputée par cette dette. Nous sommes encore une fois à contretemps. Lorsque notre économie devait être libéralisée nous avons pris du retard et maintenant
l'argent nous manque pour réaliser les interventions nécessaires.
Souhaitons que ce cercle vicieux qui fait que nous sommes toujours en retard d'une guerre prenne fin et que cette crise soit réellement l'occasion de nous recaler avec nos voisins et que le déclin
absolu et relatif de notre pays prenne fin.
Je vous présente mes meilleurs voeux pour l'année 2009.
Par Richard Douard
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Publié dans : Opinion
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