Lundi 18 juin 2007

Si l'issue de la campagne faisait peu de doutes, la sévérité de la défaite appelle quelques commentaires. Malgré un "vent" favorable, le score de la Droite au deuxième tour est inférieur à celui de Nicolas Sarkozy quelques semaines plus tôt. Ce résultat n'est certainement pas le résultat du nombre de candidats au premier tour. En effet, le vote utile a été très marqué parmi les électeurs et cela était palpable au cours de la campagne. Ainsi le score de la candidate investie a-t-il été très élevé, ce que personne ne s'est privé de mentionner. Pourtant au deuxième tour la mobilisation à Droite a faibli...

La cause principale est que l'on peut gagner le premier tour en préparant sa défaite au deuxième. En attaquant dès la pré-campagne ses concurrents, on peut réduire leurs scores, mais l'on évite également un bon report de voix au deuxième. Ce but a été atteint et en dehors des deux finalistes aucun candidat ne dépasse 6%; pourtant l'ampleur de la défaite ne permet pas de réhabiliter l'opposition ce qui devait être le but de la campagne.

Les candidatures multiples sont le résultat du (non-)travail de fond au sein de la circonscription au cours des années écoulées; le sectarisme de la campagne a permis de sauver les apparences au premier tour et de perdre largement le deuxième.

Il reste à souhaiter qu'une recomposition de l'opposition soit encore possible dans cette agglomération.

 

par Richard Douard publié dans : Opinion
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