Samedi 23 février 2008

Après 9 mois de présidence de Nicolas Sarkozy, nombreux sont ceux qui s'interrogent sur la dynamique de réforme attendue par tous. Libéraliser le pays pour rendre un peu de compétitivité à notre pays, rompre avec les rigidités dans le mode du travail, éponger les déficits tels étaient les réformes que beaucoup attendaient. Je suis de ceux qui attendaient ces réformes. Bien sûr des choses ont été faites mais l'électrochoc attendu n'est pas encore venu. La réforme des universités a été incomplète, la réduction du nombre de fonctionnaires s'est heurtée à l'absence de réformes structurelles. De même au niveau territorial, il n'est envisagé que du bout des lèvres la possibilité de réduire le nombre d'échelons d'administrations. Le rapport Attali a fait scandale alors qu'il contient des idées connues et validées depuis plus de vingt ans. La libéralisation du marché des taxis a été appliquée dans d'autres pays il y a plus de vingt ans. Le processus de réforme est donc lent perdant son nom de rupture pour celui d'inflexion douce. 
En pratique la France reste anti-libérale et  refuse, de fait, le seul traitement qui peut la soigner. Faute de l'appliquer avec la vigueur suffisante, le moment n'est-il pas passé d'appliquer le remède? Les distributions pré-électorales (personnes âgées, pêcheurs...) répondent à des problèmes spécifiques mais la redistribution d'argent emprunté est une solution à court terme avec laquelle nous souhaitions rompre. C'est le retour des vieilles recettes appliquées à outrance par les Chirac, Raffarrin, De Villepin en leur temps.
Perdre des élections par excès de réformes serait une bonne nouvelle mais ce qui va arriver c'est la perte des élections faute de réformes suffisantes. 
Cette déception ne se fait pas jour qu'à Droite. A Gauche nombreux espéraient des changements même de la part d'un candidat pour lesquels ils ne pouvaient pas et ne voulaient  pas voter. En effet, quand la situation est très grave, on espère le salut même de ceux que l'on ne soutient pas. Cette déception d'opposants je l'observe parmi mes étudiants dont beaucoup n'ont pas voté Sarkozy.
Lors de la campagne, Nicolas Sarkozy a été présenté par tous les analystes comme le seul à pouvoir réformer le pays, c'est encore le seul à pouvoir le faire mais l'espoir que ces réformes arrivent s'amenuise chaque jour. Embourbé dans des gadgets (Nouvelle façon d'aborder la mémoire de la Shoa à l'école...) on voit mal se profiler la rupture annoncée.
En pratique, la Gauche reste paralysée par son incapacité à rompre avec l'anti-libéralisme, mais c'est aussi le problème de la Droite. Une classe politique incapable de faire ce qui est nécessaire, voilà ce que nous observons. 
Que reste-t-il donc à ceux qui veulent rompre avec le déclin français pour se faire entendre? Le prochain scrutin ne changera rien à ce constat tant le pouvoir territorial est englué dans le nombre excessif de niveaux d'administration. Elire une Gauche sans idée ou reconduire une Droite sans courage quel choix?
Il reste à refonder une Droite ayant du courage, souhaitons que notre Premier Ministre puisse en être le socle.

par Richard Douard publié dans : Opinion
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Lundi 31 décembre 2007

Bien qu’au cours de la campagne électorale on m’ait expliqué régulièrement que j’étais parisien et dissident, je poursuis mes activités dans cette agglomération. Notre association qui publie la Tribune Rochelaise prévoit la parution d’un nouveau numéro en Janvier pour en terminer avec la période de silence qui a suivi les législatives. La situation rochelaise est en miroir de celle de la politique nationale. Ici, c’est la Droite qui n’existe pas et l’on voit mal qui pourrait représenter une alternative crédible au pouvoir en place. La candidate UMP a triomphé de ses rivaux au premier tour pour pouvoir prendre la place de chef de l’opposition rochelaise. Aux faibles chances électorales lors des prochaines municipales il faudra ajouter la division avec deux listes à la droite (UMP et MoDem) de celle de Maxime Bono. Ce dernier n’a donc pas de souci à se faire pour cette fois.

 

Cette élection ne fera donc pas exception à la règle établie depuis 1971. Divisée en deux listes, la défaite de l’opposition devrait être sévère. J’aspire depuis cinq ans à renouveler l’opposition rochelaise, cela reste mon objectif. La première chose à renouveler, ce sont les méthodes de désignation des responsables politiques et surtout les méthodes de dialogue. L’absence de dialogue, la diabolisation de tous ceux qui veulent apporter du renouveau aboutit à la situation actuelle.

 

Ma satisfaction est que je ne serai pas responsable, cette fois, de cette division donc de cette défaite que pourtant je déplore. La Rochelle restera donc une ville sans Droite pour encore une mandature au moins.

 

A tous ceux qui aiment cette ville et ne partage pas les idées défendues par l’équipe en place, je souhaite beaucoup de courage…

 

Je vous souhaite à tous une bonne et heureuse année 2008.

 

par Richard Douard publié dans : Opinion
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Lundi 18 juin 2007

Si l'issue de la campagne faisait peu de doutes, la sévérité de la défaite appelle quelques commentaires. Malgré un "vent" favorable, le score de la Droite au deuxième tour est inférieur à celui de Nicolas Sarkozy quelques semaines plus tôt. Ce résultat n'est certainement pas le résultat du nombre de candidats au premier tour. En effet, le vote utile a été très marqué parmi les électeurs et cela était palpable au cours de la campagne. Ainsi le score de la candidate investie a-t-il été très élevé, ce que personne ne s'est privé de mentionner. Pourtant au deuxième tour la mobilisation à Droite a faibli...

La cause principale est que l'on peut gagner le premier tour en préparant sa défaite au deuxième. En attaquant dès la pré-campagne ses concurrents, on peut réduire leurs scores, mais l'on évite également un bon report de voix au deuxième. Ce but a été atteint et en dehors des deux finalistes aucun candidat ne dépasse 6%; pourtant l'ampleur de la défaite ne permet pas de réhabiliter l'opposition ce qui devait être le but de la campagne.

Les candidatures multiples sont le résultat du (non-)travail de fond au sein de la circonscription au cours des années écoulées; le sectarisme de la campagne a permis de sauver les apparences au premier tour et de perdre largement le deuxième.

Il reste à souhaiter qu'une recomposition de l'opposition soit encore possible dans cette agglomération.

 

par Richard Douard publié dans : Opinion
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Samedi 26 mai 2007

Le récent combat sur le droit au logement a mis en lumière le décalage entre les salaires des Français et l'augmentation des prix de l'immobilier. Les salaires en France augmentent peu du fait de la faible croissance et du coût trop élevé du travail (lié notamment aux 35 heures et à la proportion supérieure de charges par rapport à nos concurrents). Parallèlement le marché de l'immobilier est dopé par les achats des étrangers qui acquièrent massivement des résidences secondaires dans certaines régions de France. Ainsi le coût de l'immobilier augmente plus vite que celui des salaires. C'est le cas dans la plupart des pays mais en France, alors que les salaires sont comparativement plus bas que dans le reste des pays développés de même niveau, l'incapacité à sa loger progresse, c'est pour l'instant inévitable. La réponse proposée par les socialistes est la loi SRU qui vise à inciter les communes à construire des logements sociaux. Cette politique de construction forcée s'attaque aux conséquences de notre déclin économique pas à ses causes. Il faut se garder de promettre aux Français que l'Etat va pouvoir compenser l'augmentation du coût du logement par une proportion accrue de logements sociaux, ce serait l'augmentation continue de notre dette.

A La Rochelle, plusieurs facteurs aggravent la situation. Notre région est très prisée par les Anglais et par les parisiens, deux populations au pouvoir d'achat supérieur à celui de notre agglomération. Ainsi l'attractivité de notre région est responsable d'une augmentation particulièrement élevée du coût de l'immobilier pour ceux qui habitent ici. Le développement ambitieux de la politique de logement social de la ville est également en cause puisqu'elle a raréfié les logements non sociaux.

La politique du logement passera par le logement social mais le pivot de cette politique sera l'augmentation du pouvoir d'achat, c'est à dire la diminution du coût du travail, seul vecteur capable de relancer l'emploi et donc les salaires. Il faut se garder de juger les mesures sur les principes pour ne retenir que les effets concrets, c'est la seule manière d'envisager la politique avec lucidité et honnêteté 

par Richard Douard publié dans : Opinion
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Dimanche 20 mai 2007

 

Ces élections législatives revêtent une importance toute particulière. Tout d’abord, dans un régime de plus en plus présidentiel, le rôle du parlement va être renforcé. Nicolas Sarkozy s’est clairement prononcé en ce sens, c’est à dire pour un régime plus présidentiel comportant un contre-pouvoir parlementaire renforcé. Ce scrutin sera bien sûr l’occasion de donner une majorité au Président nouvellement élu mais aussi de porter à l’assemblée des députés motivés, aptes à tenir le cap dans la tempête. Si les réformes que nous attendons sont débutées, le risque d’impopularité est grand pour les élus en place. Ce sera le moment de tenir et non de plier comme les fois précédentes.

La personnalité de vos représentants sera donc essentielle. Quand un parti a gagné, c’est aux hommes et aux femmes que revient la mise en œuvre des réformes. C’est profondément le sens de l’ouverture du gouvernement et de certaines candidatures législatives de la majorité présidentielle à des candidats n’appartenant pas à l’UMP.

 

A La Rochelle dans notre circonscription, deux candidatures soutiennent le Président dans son action. Cette primaire est le reflet d’une situation locale. Mon objectif est de renouveler l’opposition au sein de la CDA et de la circonscription. La position des socialistes à La Rochelle est très bien assise, il faudra beaucoup de personnes et d’énergie pour prendre ce bastion. Depuis quatre ans, j’appelle, avec ceux qui m’entourent, à renforcer cette opposition. Cela passera forcément par une stratégie différente de celle employée actuellement. Je souhaite que ce message de renouvellement soit entendu grâce aux voix qui se porteront sur mon nom.

Sans une profonde modification de l’opposition rochelaise, tout l’édifice construit années après années par la gauche dans cette ville perdurera.

Il n’y a pas de citadelle imprenable…

par Richard Douard publié dans : Opinion
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